La véritable histoire des visons d’Emagny !

Face aux diffusions récentes et récurrentes d’informations inexactes concernant l’élevage d’Émagny, nous voulions apporter un soupçon de réalité.

Préambule :

Cycle de la vie d’un vison d’Amérique
« Né pour mourir pour la fourrure »

L’accouplement a lieu début mars.
Les naissances ont lieu sur l’élevage entre mi-avril et mi-mai.
Les petits restent entre 1 et 2 mois avec la mère avant d’être séparés (si la place dans les autres cages le permet).

Les visons vivront la plupart de leur vie sur du grillage sauf les moments où ils se réfugient dans ce que les éleveurs appellent « le nid », un petit compartiment en bois (quand il est bien présent dans la cage).

Et maintenant c’est la fin !
Dans les prochains jours, peut-être la semaine prochaine ou la suivante, les éleveurs enlèveront la vie aux animaux.
Les visons seront attrapés et jetés dans un caisson pouvant détenir plusieurs dizaines d’animaux à la fois et ils mourront plus ou moins rapidement asphyxiés par du gaz, le plus souvent de pot d’échappement.

Ce cycle est exactement le même pour les élevages d’Emagny et de Montarlot les Rioz.

 

Historique :

– Création de l’élevage en 1985 sous le régime de la déclaration pour un effectif de 1000 visons.

– Entre 1985 et un peu avant 2010 (soit pendant environ 25 ans), l’éleveur a fait tout ce qu’il a voulu et, en fonction des années, il aurait avoisiné les 10 000 animaux.

– Avant 2010, c’est l’association CPEPESC qui opère les 1ères investigations, enquêtes, tribunal et qui obtient plusieurs victoires couronnées par de lourdes astreintes infligées à l’éleveur, à la préfecture ainsi qu’à la mairie d’Emagny.

– En 2012 L’élevage obtient une autorisation  préfectorale pour 5000 animaux. L’association Combactive prend connaissance de l’historique et commence les investigations aux côtés de la CPEPESC.

– 2014 L’éleveur est condamné pénalement (pour la troisième fois) à une peine d’emprisonnement avec sursis

– 2015 grande victoire puisque le tribunal administratif annule les autorisations de l’élevage accordées en 2012 sur les requêtes de Combactive. A ce moment-là,  l’éleveur est censé se conformer à l’effectif maximum de sa déclaration initiale. Les jugements et condamnations pénales qui s’ensuivront sont la conséquence de cette victoire.

-2016 la préfecture rejette une nouvelle demande d’autorisation pour élever 18200 visons

– 2016 PRISON FERME pour l’éleveur qui se voit condamné pénalement une quatrième fois (Avec ça on fait le buzz !! Aucun éleveur de visons n’a jamais été condamné à une telle peine en France et probablement même en Europe)

– 2018 (janvier) Nouveau refus préfectoral d’une nouvelle demande d’autorisation pour 18200 visons

– 2018 (janvier) Dépôt de bilan de la SCEA le Charmot, l’élevage de visons d’Emagny (liquidation toujours en cours à ce jour, ce qui ne signifie pas pour autant que l’exploitation a effectivement cessé ni qu’elle ne sera pas éventuellement poursuivie par une autre structure nouvellement créée par les mêmes personnes)

– 2018 (mai) le recours formé par l’éleveur contre l’arrêté de refus a été rejeté par le président du tribunal administratif avant toute audience, sans l’aide ni l’intervention de quiconque, le motif de ce rejet étant que ce recours était manifestement  irrecevable  car il ne comportait aucun argument juridique

Conclusion :

* L’éleveur a bien tenté de déposer un recours au tribunal administratif contre l’arrêté préfectoral lui interdisant de détenir 18200 mais son recours n’a pas été jugé recevable par le tribunal.
Il n’y a donc aucune plainte ni aucune autre action à donner.

* L’élevage n’a jamais eu jusqu’à présent une interdiction de détenir des visons  puisqu’il aurait le droit d’en détenir jusqu’à 1000, selon les termes de sa déclaration initiale de 1985 qui serait toujours en vigueur selon la position adoptée actuellement par la préfecture.

Depuis plusieurs mois, nous tentons de démontrer qu’en vertu d’une récente réforme, la sanction de fermeture doit s’appliquer sans marge de manœuvre possible.

Mais nous n’en sommes pas encore à cette fermeture effective.

Voilà où en est l’élevage de visons d’Emagny, tout simplement.

Pétition avec + de 108 000 signatures, signez ici

Si vous détenez d’autres informations qui vous paraissent importantes et que vous souhaitez nous les communiquer ou si vous souhaitez plus de détails, vous pouvez nous contacter par e-mail, contact@emagny-elevage-visons.fr

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